Références

Projet Aureglia Grimaldi

MONACO, 2004-2006

Enceinte de fouille en paroi berlinoise, pour la construction de cinq immeubles à usage résidentiel dont 2 avec terrassement en taupe, et méthode observationnelle renforcée.

A Monaco, les dernières zones constructibles se situent soit sur des terrains gagnés sur la mer, soit à la place des anciennes voies et gare SNCF maintenant
enterrées. C’est le cas du projet AUREGLIA-GRIMALDI qui s’inscrit au cour de la restructuration du centre ville de Monaco.

Présentation du projet
Sur une surface de 6 930 m2, l’administration des Domaines de Monaco a délégué au promoteur ENGECO S.A.M. la réalisation de 5 bâtiments d’habitation R+8 à R+13 (184 logements), d’un parking public de 271 places et d’un jardin public. C’est à SOLETANCHE S.A.M. qu’ont été confiés le dimensionnement et l’exécution d’une paroi berlinoise et micro-berlinoise périmétrale (soit 420 m linéaire sur une hauteur pouvant atteindre 15 m). Pour répondre aux contraintes serrées du planning, une partie du chantier se déroule en taupe : des travaux s’exécutent sous une dalletransfert supportée par des poteaux préfondés (réalisés par SOLETANCHE S.A.M.) alors que le gros-oeuvre monte la superstructure sur cette dalle. Le volume de terrassement total est de 85 000 m3 dont 12 000 m3 de terrassement en taupe.


Descriptif des travaux et géologie
Le chantier se divise en 2 parties : la zone dite “taupe” et la zone dite “aérienne”.
1) Tout d’abord, avec les bâtiments 4 et 5 de la zone taupe à l’Est, la paroi berlinoise est réalisée à l’aide de pieux Ø 800 mm armés toute hauteur, béton projeté et tirants définitifs de 5 à 9T15, auxquels s’ajoutent les poteaux préfondés de fondation de la dalle transfert (HEB300, HEB400 ou double HEM200). Sous les remblais superficiels nous trouvons respectivement les marnes altérées, les marnes saines, le marno-calcaire altéré et le marnocalcaire sain. Toutes ces couches sont fracturées, avec une circulation importante d’eau.
Le phasage des travaux est le suivant :
- réalisation des pieux et poteaux préfondés à la tarière en respectant les tolérances strictes d’implantation et de verticalité ;
- terrassement par passe de hauteur 2,50 m environ ;
- exécution des tirants puis du béton projeté ;
- mise en tension des tirants puis terrassement de la passe suivante ;
- après 3 passes, intervient le coulage de la dalle-transfert, des micropieux de renfort étant exécutés pour la phase provisoire ;
- reprise des travaux selon le même cycle avec les contraintes supplémentaires du travail sous dalle (ventilation, éclairage…) ;
- parallèlement, l’entreprise de gros-oeuvre construit les 6 étages de superstructure.




2) Les bâtiments 1, 2 et 3 sont, quant à eux, situés dans les terrains suivants : remblais puis marno-calcaire altéré et marno-calcaire sain. Ces terrains sont également fracturés avec des circulations d’eau. Le soutènement est, cette fois, réalisé à l’aide de micropieux de forte inertie (tubes 177,8 mm ép. 25 mm armés de tubes 114,3 mm ép. 12,5 mm notamment), béton projeté, tirants définitifs (5 à 7T15 de 65 à 80 tonnes) et butons provisoires (Ø 406 à 711 mm).
Après exécution des micropieux, seule la paroi amont est réalisée dans un premier temps : passes successives de terrassement de 2,50 m de haut environ avec réalisation du béton projeté et des tirants. Une fois le fond de fouille atteint, le gros-oeuvre intervient pour construire les bâtiments dans cette moitié amont. Comme il n’est pas possible d’installer des tirants du côté aval, des butons sont alors mis en place entre les bâtiments et la paroi berlinoise aval qui se construit de haut en bas par passes successives.
L’ensemble des travaux de cette opération a nécessité la mise en place et le suivi d’une méthode observationnelle poussée avec un système d’auscultation complexe, qui a déterminé le phasage des travaux.

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Techniques

Autres soutènements

Un écran de soutènement est une structure élancée, permettant d’exécuter une excavation verticale. Contrairement aux murs de soutènement, le poids d’un écran joue un rôle mineur dans sa capacité à équilibrer les poussées.

Pieux Micropieux

Un pieu est défini comme un élément structurel placé dans le sol pour transférer des actions et limiter des déformations, et dont le rapport d’élancement n’est pas limité.
Les fûts des pieux peuvent être rectiligne uniforme, télescopique, élargi et à base élargie.
Les pieux sont soit isolés, soit groupés. Ils peuvent aussi former un mur de soutènement de type rideau mixte, pieux jointifs, pieux sécants, rideau composite comme les berlinoises et similaires. Les pieux sont utilisés aussi comme poteaux préfondés pour être intégrés à la structure du bâtiment qu’ils supportent.

Tirants d'ancrage

Un tirant d’ancrage est un dispositif capable de transmettre les forces de traction qui lui sont appliquées à une couche de sol résistant en prenant appui sur la structure à ancrer. Un tirant est dit provisoire si sa durée d’utilisation est inférieure à deux ans, permanent dans l’autre cas.

Ouvrages

Bâtiments

Fonder une construction, c'est lui donner l'assise nécessaire pour qu'elle ne subisse que les tassements minimes qu'elle peut tolérer. On parle de fondations spéciales dès lors qu'un socle à faible profondeur réalisable avec des moyens ordinaires n'est pas suffisant

Fouilles urbaines

Les grandes fouilles urbaines sont l'un des domaines de prédilection de Soletanche Bachy. Elles permettent de réaliser des sous-sols d'immeubles qui serviront de fondations, mais aussi de construire des parkings souterrains, des voies de circulation enterrées, des bassins d'orage, ...


Voyage au coeur de l'ingénierie de pointe

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